mardi 26 décembre 2017

Une année riche...

Cette année 2017 a été tellement riche en belles rencontres, 



en partages, 









en nouveaux chemins, 



en dépassement de soi, 





en réparation, 



en joies, 





On a dû être sages... on a tous été gâtés... 





Nous glissons doucement vers la fin de 2017, une année bien remplie, qui laissera place à une nouvelle année qui s’annonce différente mais certainement tout aussi heureuse ! 





Merci à tous de remplir ma vie !
Je vous aime ! ❤️

mercredi 6 décembre 2017

S Day.... SaintExpress Day !!!



Voilà... des mois que j’y pense... des mois qu’on en parle... des mois qu’on la prépare... des mois que ça me fait peur... nous sommes enfin au jour J ! 
Cet objectif était plus un challenge, un défi contre moi-même... un peu comme pour clôturer une saison, avant un arrêt un peu forcé du trail pendant quelques mois... jusqu’à présent, je n’ai jamais aligné plus de 28km, que ce soit à l’entraînement ou en course, alors pour pouvoir dire que moi aussi je suis marathonienne, nous nous sommes inscrits sur la Saintexpress, ... Je ne pense pas que je l’aurais tentée seule, c’est bien parce que David m’a proposé d’être mon pacer, que j’ai bien voulu sauter le pas...
Ce profil est différent de nos profils de course et d’entraînement habituels... un tout petit déniv’, que l’on fait d’habitude sur 4 fois moins long...



Alors il faut modifier un peu notre plan, pour se préparer à du plus roulant...
Et comme on trouvait que c’était trop simple, on a en parallèle cherché / trouvé notre petit nid pour notre grande famille, déménagé, changé de voiture... et tous ces changements avec leur lot d’organisation, d’administratif... saupoudrez d’un peu de stress pré opératoire, et d’anticipation des fêtes de fin d’année ... voilà, le décor est planté autour de cette course qui était pourtant à elle seule tout un « stress »... 
Revenons à la course...
Nous sommes plutôt rodés en terme d’organisation de pré course... on a potassé le Road book, le programme, on sait quoi, quand, où, comment... 
même si le départ n’est que le samedi à 23h, pas de stress inutile, on prépare tout le vendredi... et on avait même commencé quelques jours avant... 
nous savons qu’il va faire (bien) froid, que la neige est tombée sur le parcours, et que pas mal de passages sont très venteux... alors on part sur une base de 3 couches en haut, avec une 4ème qui servira de soupape, notamment pour l’attente de la navette et l’attente du départ... enfin, un coupe vent et une couverture de survie, indispensables en cas de froid ou de moins bien... 



Tout est prêt, on prend la route assez tôt car pour y être allé il y’a 2 ans pour la SaintéLyon de David, et les 2 LUT (Lyon Urban Trail....) by night, on sait qu’on peut vite perdre du temps dans les bouchons du centre ville... alors, on décolle en fin de matinée, lecture du co-pilote en fond sonore : le road book de la course pour s’imprégner du parcours... 



Pour faire simple : 44km (46 en fait) 4 tronçons entre 13 et 10 km chacun, avec ravito entre chaque tronçon ... à chaque fois + de D- que de D+... même si on sait que certaines parties montantes font bien mal... 
voilà, roadbook imprégné... on se gare, et direction le traditionnel salon...on récupère nos dossards... on cherche nos noms sur le tableau géant des 17000 participants... 
voilà un nom... 



Puis le 2eme... 



Et on passe par le stand de Matthieu, le talentueux auteur et artiste Des Bosses et Des Bulles (dont on pique régulièrement des dessins pour alimenter nos posts...!), on échange quelques mots, on rigole pendant sa dédicace, je pose avec René Charles... 








Et on continue notre tour dans une belle ambiance de pré course... 



On s’installe dans les gradins face à l’arche d’arrivée... 



On retrouve Estelle et Nicolas, qui nous donnent un précieux petit sachet (oui tout est licite.... ) un booster de la part de Dom et Nat ! (Merci les copains...!) 
Non je ne vous dirais pas ce qui était dans le sachet, sinon vous piquerez notre secret... 😋😂



L’heure avance, on mange soupe, pâtes... oui, il n’est que 17h.... et alors ? On se change et vers 20h30, hop direction l’extérieur où nous devons prendre des navettes, en direction de Sainte Catherine !
Ça caille et c’est un joyeux bazar, des milliers de coureurs frigorifiés attendent que les bus veuillent bien ouvrir leur portes... et là, pire qu’une ouverture de soldes, ça pousse, ça râle, j’arrive comme je peux à suivre David déjà monté, mais Estelle pourtant juste derrière moi, n’aura pu monter dans une autre navette qu’une demie heure plus tard.... 
nous nous installons dans un car scolaire, les sièges sont petits et pas très confortables... mais une petite heure plus tard nous arrivons...





David glisse à la sortie de la navette sur une belle plaque de glace, on sait qu’on en verra d’autres sur le parcours.... 
on entre dans un grand barnum, pourtant trop petit pour les 3000 partants de notre course... 



On décide de sortir, pour nous placer pas trop loin sur la ligne de départ pour être dans la 1ère vague.... 
on y retrouve Virgile et Émilie qui sont venus nous encourager sur le départ !! Merci ☺️ c’était cool de vous voir !! 



Et on retrouve Estelle ! (Non, on ne connaît pas le gars à droite...! Non mais oh ! Pourquoi il regarde... ?!) 😂



Il fait très froid, la bise nous glace... petit briefing, en sautillant pour essayer de se réchauffer... 






Et enfin, c’est l’heure... le départ est lancé, nous partons pour environ 46 km, dans la nuit, dans le froid, et surtout vers l’inconnue de cette distance... en moi pleins de doutes... comment gérer ma vitesse, il faut en garder sous le pied pour pouvoir finir, mais il ne faut pas s’endormir... quand relancer, quand marcher, vais-je penser à m’alimenter... à m’hydrater... en fait, ces questions je me les pose, mais je sais que David veille, et y répondra d’une certaine façon... 
23h... le décompte est lancé... mon objectif est de finir avant le soleil, donc objectif 8h de course.... mais tellement d’inconnues..., on verra, objectif posé ! 

Comme nous sommes sur le devant, le départ est souvent une grosse bousculade, j’applique un des 1ers conseils de David sur ma 1ère course ... : il faut écarter les coudes pour se faire de la place... ce que j’applique à chaque départ. Ça part vite, ça déboule de tous les côtés, je sais que David est derrière, en prévention, on s’est quand même calé de comment se retrouver au cas où... au final, on ne se sera pas perdu au milieu des 3000 coureurs. Ce premier tronçon était celui de la neige, on en a brassé pas mal, à certains endroits, malgré les nombreux pieds devant nous, elle n’était pas du tout tassée... gaffe aux chevilles !
Certains passages étaient verglacés, l’avantage d’être nombreux, on voit où les autres tombent, pour éviter de faire pareil 😱😋
C’est là que le parcours a le + de D+, certaines montées sont bien raides, mais nous y sommes habitués, et j’entends râler certains car trop dur... comme quoi, tout dépend des entraînements et habitudes de chacun... moi je m’en sors pas si mal, bien sûr c’est dur, mais je gère, je garde le rythme et j’ai réussi à doubler dans chaque montée de la courses ... 
la première partie se fait plutôt simplement, on s’habitue vite à la nuit, et le froid n’est pas si horrible, sauf à certains moments de bise.... j’essaye de boire régulièrement car je sais que la sensation de soif ne viendra pas...


13km déjà (le plus long de nos 1/4...!) et voilà le 1er ravito, celui de St Genou. Il est 1h du matin, pile 2h de courses...  je me sens plutôt bien, jusque-là je connais ces distances, c’est vraiment la 2eme partie qui me fait peur car c’est l’inconnue ... 
je n’ai pas envie de m’arrêter, je sais que trop s’arrêter c’est un redémarrage difficile. David me demande ce que je veux, moi comme souvent : un coca, du chocolat et un bout de banane. Il m’attrape tout ça, moi je continue la traversée du ravito, on ressort et on repart direct ! 




Comme nous avons bien révisé le profil, nous savons qu’un petit coup de cul nous attend, puis essentiellement du plat ou descendant. On a quitté la neige pour retrouver des chemins plus secs. Je marche sur les montées, mais je m’applique à relancer dès que c’est possible. Tout au long de la course on nous a beaucoup doublé, ce qui ne doit pas être facile moralement pour David, moi j’y suis habituée ! Mais finalement en regardant notre classement, on a gratté des places à chaque pointage !
Je n’ai pas froid, le choix vestimentaire était le bon !
Déjà c’est le 2eme ravito, nous arrivons à Soucieu en Jarrest, il est près de 2h30 du matin. Je vais bien, toujours pas envie de m’arrêter au ravito. David me prend un coca, du chocolat... je traverse en l’attendant. On repart tout de suite, alors que certains s’installent ! Dingue, mais comment repartent-ils ? On traverse la ville, un peu de bitume... 



David prend toujours soin de me demander comment je vais, et me dit régulièrement de boire... et jusque là, il me donnait du sucré, et ensuite on est passé au salé. La pompote à la carotte n’était pas top à ce moment là... 
on a fait un bout de chemin mais rapidement c’est le bitume qui a pris le relais. Du bitume trop présent, je n’aime pas trop ça, et mes pieds non plus... 
David me dit : voilà, on rentre, on a fait plus de la moitié ! Ses mots, ses encouragements, ses questions... je n’y réponds pas à chaque fois, et parfois je ne fais qu’un son... mais il me comprend... et moi ça me fait du bien de l’entendre prendre soin de moi. 
On approche de mon km Max, en effet, je n’ai jamais parcouru plus de 28km, que ce soit à l’entraînement ou en course... 




Voilà, nous arrivons au ravito 3, Chaponost, il est près de 4h du mat... déjà 5h de course, et ça va ! C’est dingue, je me sens bien !! Je dis à David que je ne veux pas m’arrêter ! Bien sûr je suis fatiguée, bien sûr j’ai des douleurs mais je veux continuer... maintenant ! Il m’attrape un coca, du chocolat, et là le1er de la SainteLyon (le 72km) traverse le ravito, sous des immenses bravos et applaudissement ! Un moment fort ! Je pensais que les 1ers nous doubleraient plus tôt.... alors je suis contente ! 
On reprend le chemin pour ce dernier 1/4. On sait que c’est le plus dur : le dernier, beaucoup de passages difficiles, et la fatigue à gérer. 
David me dit : au panneau des 10km je te poserai une question... : il ne reste que 10 km, combien de temps tu penses mettre...? J’ai répondu que sans fatigue, 1h30, mais difficile de savoir dans cet état de fatigue... on verra...
Nous passons quelques singles, la tête de course nous double à une vitesse dingue, comme ceux qui sont sur les relais... normal eux n’ont que quelques km dans les pattes !
Mes jambes me font mal, je suis fatiguée, mais je cours toujours... sauf dans les côtes. David m’encourage, il sait toujours trouver les mots : regarde, ils sont tous cuits aussi, mais tu les doubles ... allez, derniers km !
Il me dit aussi : tu vas souffrir, on va finir au mental, ce sera dur .... 
On arrive à la fameuse côte qui pique le long de l’aqueduc... elle est longue, interminable, en bitume... une horreur... puis on bascule, du plat, des descentes... on approche du théâtre romain, on reconnaît le parcours du LUT ! Et enfin, les tant redoutées marches qui nous redescendent vers le centre de Lyon ! Je m’étonne d’encore doubler du monde, je pense que mes 70 marches du boulot, parcourues plusieurs fois par jour... m’ont aidées ! 
Toujours des encouragements, il sait que c’est dur ! 
La ville, les quais, le pont... on double encore ... et là, ça y est ... on approche de la Halle Tony Garnier... on profite, on savoure, les jambes avancent toutes seules, dans la souffrance mais bientôt la délivrance ! 






Voilà ! On entre, dernier virage, on se donne la main, on savoure ensemble ! Ludo nous accueille au micro ! On passe la ligne, c’est un vrai mélange d’émotions ! Joie, fierté, étonnement, amour, plaisir .... je suis émue... je l’ai fait ! On se prend dans les bras... waaaaa quelle émotion !






On profite, on regarde le chrono, un truc de fou, on l’a fait en 6h34 !! 1h30 de moins que mon objectif ! Du mal à y croire ! 
Au final, j’arrive en milieu de classement, moi qui suis plus habituée au dernier 1/4 du classement !













La nuit a été longue et belle ! Forte en émotion !






Après quelques pauses sommeil sur une aire d’autoroute, passage par Annecy, pour un petit vin chaud Caribou... quelques bretzels... et cafés partagés...







Cette course me faisait peur mais je savais que David me préparerait bien, et surtout qu’il serait avec moi ! Je suis heureuse et fière de l’avoir faite, je ne pensais pas en être capable ! C’était un vrai défi Pour.... mais aussi Contre!! ... 
Merci David de l’avoir rendue possible, et de l’avoir partagé avec moi ! 
Cette course clôt en beauté cette saison, maintenant repos forcé avec passage sur la table d’opération, je sais que tu seras près de moi, pour me soutenir avec d’autres douleurs... et dans quelques mois, 1er objectif déjà choisi pour la reprise, quand je serai à nouveau en forme !
Je n’ai pas de mot, alors je te dirai juste : MERCI !
Je t’aime ❤️